Qu’est-ce qui alimente l’expansion du marché canadien des PAPE? Patrick Boucher accorde une entrevue à Canadian Lawyer.

Il y a une énorme demande pour les premiers appels publics à l’épargne (PAPE) au Canada, « surtout dans les secteurs clés », explique l’associé chez McCarthy Tétrault, Patrick Boucher, à Canadian Lawyer. Dans son article, l’auteure Zena Olijnyk explore ce qui alimente l’expansion du marché canadien des PAPE en s’appuyant sur la perspective avant-gardiste de Patrick. L’article explique que « la forte croissance des marchés boursiers et l’essor du secteur de la technologie » contribuent à la « plus importante augmentation du nombre de PAPE en 15 ans par les sociétés canadiennes au premier trimestre. » Selon les données de Bloomberg présentées dans l’article, au moins 32 entreprises canadiennes ont annoncé des PAPE qui devraient permettre de recueillir un total de 3,26 milliards de dollars, ce qui représente plus de 10 fois le total des PAPE à la même période l’an dernier. Patrick, coleader national du Groupe marchés des capitaux de McCarthy Tétrault, fait part de son point de vue personnel.

 « Il y a trois ans, nous pouvions nous réjouir de voir trois premiers appels publics à l’épargne (PAPE) dans une année. Aujourd’hui, nous ne sommes pas étonnés d’en voir trois par semaine » explique Patrick à Canadian Lawyer.

« Il y a réellement un très fort attrait pour tout ce qui est lié à la technologie, ainsi que le lithium et les énergies renouvelables. L’idée est d’amener sur les marchés publics de bonnes entreprises dans des secteurs présentant un intérêt », ajoute Patrick.

Patrick explique qu’au cours des dernières années, la demande des investisseurs dépassait l’offre des PAPE, mais que cela a désormais changé. Il précise que, bien que les risques liés à la COVID-19 soient toujours présents, on observe actuellement un certain « sentiment de sécurité » au fur et à mesure que les vaccins deviennent plus largement accessibles, présentant potentiellement un énorme effet positif pour juguler la pandémie. « C’est la raison pour laquelle de nombreuses sociétés profitent de ces circonstances favorables pour obtenir des capitaux au moyen d’un PAPE. »

Patrick indique aussi à Canadian Lawyer que les PAPE sont de tailles diverses et qu’il en existe toute une gamme, « il s’agit de transactions réelles, dont certaines comportent des capitalisations boursières de plus d’un milliard de dollars, et plusieurs autres avec des capitalisations boursières d’au moins 100 millions de dollars ».

Sociétés d’acquisition à vocation spécifique (SAVS)

En plus des PAPE traditionnels, Patrick affirme « nous observons également une augmentation du nombre de PAPE qui utilisent des sociétés d’acquisition à vocation spécifique (SAVS), souvent appelées sociétés de chèque en blanc ».

Il explique que les SAVS cotées en bourse sont « essentiellement des sociétés-écrans qui n’ont pas leurs propres plans d’affaires, mais qui recherchent plutôt des sociétés privées ayant un plan d’affaires intéressant. »

Patrick précise à Canadian Lawyer que les SAVS ont traversé des « vagues de popularité » au fil des ans, mais qu’elles « redeviennent un véhicule d’investissement populaire », en partie grâce à certaines caractéristiques uniques :

  • Les SAVS peuvent rester quelques années sans véhicule d’affaires jusqu’à ce que la bonne opportunité se présente;
  • Les SAVS sont souvent utilisées par les investisseurs qui réussissent (groupes de promoteurs) et qui ont l’instinct requis pour déceler les bonnes occasions;
  • Une fois que ceux qui « ont mis sur pied une SAVS ont trouvé leur entreprise idéale », ceux qui ont investi de l’argent dans l’opération peuvent choisir de continuer à y participer ou récupérer leur capital.

Patrick explique aussi que, comme les promoteurs « ont besoin d’un montant minimum d’argent pour poursuivre le plan d’affaires », il pourrait y avoir une limite du nombre d’investisseurs pouvant récupérer leur capital.

Patrick donne ensuite de plus amples renseignements sur le contexte des PAPE et des SAVS, et cite des exemples de SAVS sur lesquels McCarthy Tétrault a travaillé.

Pour plus de détails, consultez l’article de Zena Olijnyk dans Canadian Lawyer « Initial public offering market in Canada is booming: McCarthy Tétrault’s capital markets co-head » [en anglais seulement].

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