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Mise à jour sur la protection de la vie privée au niveau fédéral - La biométrie employée aux fins d’authentification ne viole pas la vie privée

Date

1 mai 2005


Plusieurs employés ont déposé une plainte auprès du Commissariat à la protection de la vie privée en affirmant être forcés par leur employeur à consentir à la collecte d’informations biométriques (leur empreinte vocale). L’employeur désirait utiliser leur empreinte vocale pour qu’ils aient accès à ses applications de gestion de l’entreprise et afin de suivre le nombre de cas d'absentéisme. L’objectif était d’améliorer l’efficacité et la sécurité et de diminuer les coûts.

La commissaire adjointe à la protection de la vie privée a jugé que cette technologie était plus efficace et rentable que les autres technologies, deux objectifs rationnels dans un marché concurrentiel. L’argument le plus persuasif, toutefois, a été que le mot de passe vocal était nécessaire afin d’assurer la sécurité.

La commissaire adjointe était en accord avec les employés sur le fait qu’une empreinte vocale est un empiètement sur la personne de l’employée car la société recueillait des caractéristiques comportementales et physiques qui font l’unicité de la voix d’une personne. Cependant, la commissaire adjointe a conclu que l’empreinte vocale en soi ne dévoilait pas beaucoup de renseignements sur la personne.

Étant donné qu’une empreinte vocale ne semble pas violer indûment la vie privée, la commissaire adjointe a conclu qu’un juste équilibre entre le droit des employés à la vie privée et les besoins de l’employeur avait été atteint. Une personne raisonnable pourrait vraisemblablement percevoir les fins de la société comme étant acceptables. Il a été indiqué que la société avait avisé ses employés de ses fins et qu’elle avait mis en place des mesures de sécurité adéquates.

Les employés sont obligés d’enregistrer certaines informations reliées à leur travail en raison d’exigences relatives à leur poste. Ayant jugé raisonnables la collecte et l’utilisation de données biométriques dans les circonstances en question, elle a estimé que la société avait respecté les exigences à l’égard du consentement. (Résumé de conclusions d'enquête en vertu de la LPRPDÉ #281)

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